Boycott... Nom barbare pour liberté et choix affirmés !

Fraises... Courgettes bio... Asperges... La pointe de l'iceberg qui fait parler dans nos chaumières depuis mon post, il y a déjà une semaine.

Partages, commentaires, indignations et parfois, au détour de phrases alignées, le mot "boycott" revient...

Pas la peine de vous remettre le lien de l'extrait de film "La Belle Verte" de Coline Serreau où ils parlent de cela, il tourne à nouveau sur les réseaux sociaux. Mais par contre, voici celui-ci, provenant de cette réalisatrice aux idées claires, qui ne peut pas être plus explicite :
https://www.youtube.com/watch?v=MBrfpZAlHuA

Boycott... Boycott... Je trouve ce mot, à écouter, très rude, auditivement parlant. "Bo-i-cott..." Pourtant, c'est la forme la plus silencieuse de "guerre" contre l'économie. Pour montrer notre désaccord, il est l'arme la plus puissante et la plus concrète ! Pour indiquer notre ras-le-bol, il est l'acte à mettre absolument en pratique.

Il est LE MOYEN pour nous faire entendre, lorsqu'on ne veut plus cautionner l'esclavagisme, la déresponsabilisation de certaines entreprises au niveau fiscal, l'utilisation de poisons (dans les produits et pour les employés) et l'exploitation et pollution de la planète.

Des groupes existent sur le célèbre réseau social. I-boycott (grandissant de jour en jour) propose des actions concrètes. Sur inscription, mais qui nous permet de le faire de manière autonome également. Par chez nous, "1 mois sans supermarché : défi VD-VS-FR" est une base qui vient d'éclore (au 1er février). Ces personnes n'ont pas attendu un buzz sur des fraises "de saison" pour indiquer leur mécontentement contre ces mastodontes de la vente. Et cela me plait !

Attentive aux habitudes de consommation depuis mon enfance, grâce notamment à un papa qui a toujours acheté des produits de proximité et de saison, j'ai tenté de faire de mon mieux durant de nombreuses années. Ce n'est pas depuis longtemps que j'ai choisi de plus petites filières pour faire mes achats. Je ne peux donc pas blâmer ceux qui ne comprennent pas les commentaires, nos démarches...

Actuellement et dans ses réponses via l'un de ses collaborateurs, Migros campe sur ses positions. A coup de liens démontrant les chartes auxquelles ils ont adhéré au niveau de contrôle du personnel sur place, ils me confirment qu'ils mettent à disposition ce que les clients leur demandent. A aucun moment je n'ai eu de réponses concernant les pesticides dans ces produits et j'attends leur réaction à ce sujet.

1 semaine... Ça fait une semaine que j'ai posté mon coup de gueule. D'autres suivent devant l'aberration des produits vendus par ces supermarchés. Des photos, des posts (dont celui adressé à Migros Vaud concernant les asperges et courgettes bio "de saison" perdu dans la colonne des commentaires-clients sur leur page officielle), des messages privés et transfert de mails.

Attention : il n'y a pas que Migros dans la tourmente ! C'est celle dont on parle, mais les autres ne sont pas meilleurs. Ils n'ont peut-être pas fait "l'erreur" de mentionner "de saison" sur leurs produits, en prétextant une erreur de traduction avec le mot "Aktuell", (qui peut être traduit par... Actuel), mais ils nous vendent la même qualité (pour ne pas dire autre chose...), provenant des mêmes coins lointains de la planète.

Mais revenons à notre mot du jour : le boycott ! Outil absolu pour ouvrir une brèche dans la prise de conscience auprès de ceux que l'on ne veut plus cautionner ou engraisser financièrement.

L'improviser du jour au lendemain n'est pas facile. Il faut pouvoir trouver le relais d'endroits où nous pouvons acheter les "mêmes produits" (mais plus sains, provenant de moins loin...). C'est alors que nous découvrons des entreprises familiales, à échelle humaine, proposant de la qualité et... avec des prix hors concurrence d'avec ceux qui s'en mettent plein les poches avec les intermédiaires !

Oui, il faut chercher. Avec internet, nous n'avons plus d'excuse ! Pour ceux qui seraient vraiment perdus. Et si vous me lisez, c'est que vous avez internet. Le bouche-à-oreille est aussi un moyen de connaître les endroits sympas où l'on est sûrs de la qualité. Les groupes relaient leurs coups de cœur et nous permettent de découvrir des gens adorables qui reçoivent ENFIN la monnaie de leur travail (comme celui découvert hier par le "hasard" de relais de photo : "De la ferme à l'assiette! Du producteur au consommateur" - https://www.facebook.com/groups/416291168711879/?fref=ts).

Et surtout ? Pour ceux qui ne le faisaient pas (comme moi d'ailleurs), établir une liste des produits que l'on souhaite consommer. Cela paraît tout bête, mais dans l'automatisme de nos vies, on ne pense pas forcément aux détails et l'on se retrouve coincé et devant une armoire vide avec ce dont avait expressément besoin... Et si l'on commande sur un shop en ligne (ce qui arrive aussi parfois quand on n'a pas le temps de polluer la planète en roulant de partout...), il faut quand même compter avec quelques jours de décalage.

Nourriture, hygiène, ménagers, animalier : c'est la base du quotidien. En ce qui concerne les habits, chaussures, je pense que nous avons déjà bien pris conscience de la surconsommation à ce niveau. Des parutions locales ("Guide du shopping éthique" via NiceFuture.com) recommandent également les endroits où nous pourrons trouver des articles bios et fabriqués dans des conditions respectables des employés.

Pour éviter de devoir visiter 5 lieux afin de regrouper tous les achats, il y a des "feintes" à acquérir.

Perso, abonnée à un panier de fruits et légumes livrés toutes les 2 semaines dans une fromagerie via l'association "http://www.croqterre.ch/", je vais allier ces deux sources d'achat. En plus, il est vraiment gentil (le fromager) et même si je paie un petit peu plus cher que dans les grandes surfaces, je serai d'autant plus heureuse d'acheter la qualité et non plus la quantité. Comme il a d'autres produits de proximité, cela fera d'une pierre-deux coups.

Produits ménagers, hygiène et vrac : c'est sur le chemin de mon travail. Bio, quantité souhaitée, sans emballage, il commence à s'en ouvrir de partout ! Privilégiez les démarches communautaires, il y a encore des projets en crowfounding qui attendent vos contributions. Le désir est là de faire "mieux", à nous de les encourager au maximum !

Que manque-t-il dans ma liste... Animalier : cela dans un magasin spécialisé au niveau nourriture (pas le choix... vraiment...) et sable, j'ai déjà mon idée. Ouvrons les armoires pour voir ce qui n'est pas encore géré : pâtes, farine, riz, lentilles, sel, épices, sucre, thés et tisanes, café équitable, polenta... Tout ça, c'est en vrac ou provenant de la boutique. Frigo ? Légumes du panier, fromages, on vient d'en parler, encore juste les alternatives à la viande à mieux gérer mais je sais où trouver. Confitures maison ? Je vais attendre les marchés du village voisin pour faire ma réserve !

J'ai commandé des savons fabriqués en Suisse en suffisance (pour les conserver quelques mois avant de les utiliser), la lessive liquide, en vrac à la boutique, pas encore l'envie de la fabriquer moi-même. Chaque chose en son temps ! J'ai déjà réduit les emballages pour les cosmétiques notamment, j'ai même fabriqué mon "huile de jour" pour le visage et ça sent trop bon !

Donc voilà.

En résumé ? Me voilà parée pour VRAIMENT entrer en phase de boycott total et complet des grandes surfaces !

Et vous savez quoi ? Je me sens vraiment légère, "libérée, délivrée" !!! :-)

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