Choc de la réalité... Espoir à distance !

Après avoir bien réfléchi à la notion de "biens matériels inutiles" et aux économies financières réalisées grâce à la technique du "est-ce vraiment nécessaire", sans oublier le fait d'arrêter de fumer, j'ai pu me rendre compte que je disposais d'un petit peu d'argent à offrir à plus nécessiteux que nous.

Se rendre compte de la richesse que nous avons et qui se doit d'être partagée avec ceux qui en ont vraiment besoin...

Le relais d'un groupe sur FB via une amie m'a permis de prendre contact avec une petite association de TERRAIN (en majuscule, parce que je fais vraiment la différence entre les mastodontes où l'argent sert à payer les frais administratifs en priorité... Ne laissant que peu de billets pour l'aide directe). Et parce que cette "cause" m'appelle particulièrement.

"J'aide comme je peux - SYRIE (sur FB) et http://jaide-comme-je-peux.ch/ au niveau du web."

C'est une femme habitant en Valais, Solen le Poupon, qui a choisi de venir en aide à des habitants d'un camp en Syrie, suite aux bombardements de leurs villes. Il y a les aides "ordinaires" (pour l'aménagement de l'école, le salaire des professeurs ou l'achat de fioul pour l'hiver au nord de la Syrie et dans les camps) et les aides ponctuelles, comme le parrainage d'un enfant et de sa famille. C'est ce que j'ai choisi. Parce que je lui fais confiance, surtout après l'appel où nous avons pu discuter de son association, le travail que cela lui donne et le suivi sur place.

La première fois que j'ai vu la photo de Sham, j'ai éclaté en larmes. Littéralement... Parce qu'à ce moment-là, j'ai compris que j'étais responsable d'une part de bonheur pour améliorer son quotidien via ses parents.

Un petit bout de fillette, née le 10 octobre 2014. Avec son sourire rempli d'innocence, ne comprenant pas forcément ce qui se passe pour elle. Le temps de tout organiser avec Solen, et l'ordre permanent a été validé.

J'ai eu tout de suite le N° de phone du papa (qui s'appelle Bassel) et j'ai expliqué que je lui écrirais quand il aurait reçu le premier versement. Salah, le contact sur place, a pu lui donner cela à peine deux jours après... Quand j'ai eu confirmation de la transaction (ce qui indique un réel suivi et non pas simplement un versement sur un compte) lorsque Solen m'a transmis les messages de Bassel, le papa, j'ai actionné mon whats'app et nous avons commencé à nous "parler" ! Ses messages sont traduits via translate (en arabe) et je lui réponds en anglais.

Et là ?

La réalité... Pas simplement des relais filmés à la télé... Ou des images bien choisies par les médias. Le choc, des événements que l'on ne peut pas imaginer, un récit de leur vécu que l'on ne peut pas ressentir au plus profond de ce qu'ils ont traversé comme le bombardement de sa ville :


Entendre des avions lâcher des bombes durant 30 interminables minutes. Emporter sa femme et sa fille sur leur moto et rouler... Vers où ? Avancer... Quitter cet endroit où il ne leur reste plus rien... Suivre la colonne déjà formée qui marche, sans savoir où aller... Se retrouver un jour, parmi le million de réfugiés dans un camp :



Constructions sommaires, pieds dans l'eau en automne et maintenant :


Entre tentes et "maisons" en bois, il faut se chauffer, se "refaire" une vie, ne pas se laisser sombrer.

Ces photos proviennent toutes du contact établi hier avec le papa de la famille. Il n'est pas dans le larmoiement. Il m'a simplement expliqué son vécu, rapidement, ce qu'il traverse depuis 11 mois. Parce que pour nous, bien au chaud dans nos maisons, il est inconcevable d'imaginer la vie de ces personnes déplacées, en attente...

L'attente... Ne pas savoir quand et où ils vivront à nouveau. Quand ils seront à nouveau déplacés. Quand ils pourront retrouver un semblant de vie normale... Avec cette impression d'être oubliés du monde entier...

C'est là où le moral baisse. Sans deadline auquel s'accrocher, voir passer les jours où rien ne change, où l'organisation se met en place pour retrouver un semblant de vie. Remonter une école, organiser les ravitaillements, se chauffer comme ils peuvent... Et attendre...

Un lien s'est tissé hier. Comme une cordelette d'Amour entre la Suisse et le nord de la Syrie. Entre cette famille et mon foyer. Ils comptent pour moi, et ils doivent le savoir. Ils ne sont plus "personnes au milieu d'un camp", ils sont ceux à qui je pense très souvent.

Il est difficile de se dire que l'on ne peut pas aider tout le monde. Ils ont la chance d'avoir été sélectionnés par Salah et Solen, mais d'autres attendent de l'aide. Beaucoup d'autres...

Alors si VOUS, oui, VOUS qui lisez cet article, pouviez ouvrir votre cœur et regarder ce que vous pouvez faire via une association à taille humaine qui donne son temps pour aider son prochain, si vous preniez contact avec eux pour vous engager à envoyer de l'argent régulièrement ? Pour que là-bas, ils ne se sentent pas abandonnés... Les pieds dans la boue à attendre le retour du soleil...

Je ne veux pas entrer dans le pathos, bien au contraire. Mais si vous pouviez penser à ceux qui traversent le pire sans avoir rien demandé, il est temps d'agir. Dès aujourd'hui !

Parce que Sham a maintenant une marraine de coeur, mais que d'autres enfants et familles attendent votre aide !

MERCI !

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