Le syndrome du "enfin"...

Vous le connaissez ?

Mais si... Vous le connaissez, ce célèbre syndrome du "enfin". Bien connu des professeurs notamment... Et des autres travailleurs stressés 336 jours par année, pour arriver "enfin" aux vacances. Et qui entraîne, bon an et surtout mal an, une baisse de régime physique pour arriver au... premier microbe qui traine, entrainant donc la première maladie possible... Réduisant à néant les premiers jours de repos, sans répit à se battre contre l'ennemi...

A l'image d'un élastique sur lequel on tire constamment, le fait de pouvoir enfin baisser la tension est la porte ouverte à un relâchement "fatal". Laissant entrer tout ce qui passe, le corps physique n'ayant plus l'ordre de se battre et de tenir debout, "vaille que vaille".

Je viens de le vivre ! Pas grâce à des vacances. Je n'ai heureusement jamais laissé entrer le stress dans ma vie professionnelle au point d'en subir le contre-coup estival. J'ai suffisamment vécu auprès de personnes victimes de ce syndrome, notamment un professeur d'éducation physique, qui en subissait à chaque périodes de vacances les effets directs...

NON. Je viens de le vivre pour une autre chose, après de longs et longs et longs mois d'espérance, une attente couronnée d'un résultat à la hauteur de ces espoirs. Et mon corps a lâché... Ce qui est inhabituel, sachant que ma dernière grippe remonte à plus de 10 ans (voire 12...), que mon dernier rhume remonte à septembre (découverte d'un dessin de ma fille) et que dans l'intervalle, mon armoire à pharmacie s'est juste vidée des médicaments périmés à mesure de mes déménagements...

Je ne pensais pas que cette bonne nouvelle, entrevue depuis plus de 2 ans, allait "enfin" être à l'ordre du jour. Une des plus grandes leçons de patience de ma vie, ça. Mais ça en valait la peine, croyez-moi. En même temps, a-t-il été dit que c'était facile d'avoir des intuitions qui se confirment ? :-)

La gestion des problèmes physiques est très large et j'y attache beaucoup d'importance. Et tomber malade, pour moi, étant le résultat d'un "psy défaillant", il m'est toujours difficile d'accepter de devoir lever le pied, ou juste apprécier la nouvelle tant attendue. Je ne parle pas des très rares accidents dans ma vie, qui sont arrivés lorsque la fatigue avait atteint son point culminant... Sans échappatoire possible au niveau de congés à prendre...

Alors comment faire pour ne pas devoir subir le "2ème effet kiss cool" aux bonnes nouvelles : vacances, victoires ou autres ? Ce n'est pas faute d'essayer de garder une ligne neutre, sans à-coups, dans une platitude réconfortante. Une manière de ne pas flancher lorsque la houle est trop grande, ou ne pas entrer dans une douce hystérie lorsque le bonheur daigne enfin s'inviter dans la vie.

Je crois qu'il n'y a pas de recette à l'attente comblée, qui entraîne parfois un relâchement physique à la hauteur de ces espoirs réalisés. Alors finalement, quelques jours de repos, c'est parfois juste le prix à payer pour savourer le bonheur qui frappe à la porte.

Quant à ceux qui le vivent pour les vacances... Là, je n'ai pas de recette miracle... Mais si quelqu'un en a une, qu'il la partage en commentaires, cela sera bénéfique aux victimes de ce syndrome malheureusement non répertorié en tant que tel : "enfin" !! ;-)

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