Temps Présent : Le Juge, le Psy et l'Accusé

Malgré mon message de ce matin, je voulais vous parler de l'émission que j'ai regardé hier soir, sur TSR1. Parce que je pense que cette enquête a été menée à bien, pour que nous puissions être avertis des "dérives" de la justice, je m'explique...
L'accent était porté sur l'apport nécessaire d'un psy lors d'un procès, afin de déterminer si la personne était en pleine possession de ses moyens psychiques lors de l'événement ou pas. Ont été donnés les résultats de : l'accident du Gd-Pont à Lausanne, les 2 infanticides à la Chaux-de-Fonds et Chamoson et une affaire de pédophilie suite à un divorce.
Sans avoir été touchée personnellement dans une affaire aussi difficile à traverser, particulièrement en ce qui concerne le Gd-Pont, j'ai "hurlé" intérieurement... Parce qu'à mon humble avis, Justice n'a pas été rendue... Je ne souhaite pas accabler ce monsieur qui a shooté, sur plus de 60 mètres, les passants comme des quilles de bowling pour aller s'écraser en bas du pont et tuer 3 personnes et en défigurer d'autres... NON, ce n'est pas le but de ce post...
MAIS là où je reste pantoise, c'est de savoir que la "responsabilité" tient à un fil lors d'un procès... Ce qui pourrait signifier :
- je suis dépressive, je tue quelqu'un par "accident" : je ne serai pas responsable, parce que je n'étais pas à 100% de mes capacités psychiques...
- je suis en burn-out, je laisse un petit enfant dans une chaise roulante jusqu'à la fin de sa vie : je ne serai pas responsable, parce que je n'étais pas à 100% de mes capacités psychiques...
- je suis saoûle parce que je n'en peux plus de mes problèmes, je renverse une famille à vélo : je ne suis pas responsable, parce que je n'étais pas à 100% de mes capacités psychiques...
Et je pourrais continuer jusqu'à remplir toute une page de ce qui peut arriver "lorsqu'on n'est pas dans son assiette" et surtout, que l'on modifie le cours de la vie d'autrui, sans être, pour autant, "puni" de cet acte...
OUI, ça peut arriver... OUI, un jour de grande détresse, on peut commettre l'irréparrable... Mais de là à déposer dans la catégorie "fou-irrécupérable-momentanémant absent psychiquement" et libérer cette personne, sans qu'il soit inquitété des conséquences, là, non...
Je sais qu'il faut savoir pardonner, que parfois, c'était le "chemin" de la victime et qu'il faut savoir l'accepter... Mais pardonnez-moi, cette fois, de ne pas pouvoir adhérer à ce système qui facilite et banalise la dépression, au point de laisser des familles de victimes dans un désarroi total... Parce qu'à force, même si on a fait une bêtise en connaissance de cause, je trouverais facile de me faire porter "dépressive"... Et de là, ne pas "assumer" les conséquences de mes actes...
Je ne sais pas ce que vous en pensez... Je ne réfute pas là le problème de fond : oui, on peut à un moment donné "péter le câble" et ne plus savoir où l'on en est... Mais si un drame arrive lors de ces moments-là, je réfute la justice qui ne s'appuie que sur un seul dossier psy pour juger de l'état psychique d'un accusé... De plus, il a démontré, dans le dernier exemple (de ce père qui a passé 2 semaines à Champ-Dollon) qu'il y avait eu mensonges de la part de cette fillette de 6 ans, manipulée par sa mère...
La Justice Terrestre est la plus difficile à appliquer, tellement l'Homme est capable du pire pour ne pas assumer sa violence ou sa bêtise intérieure... Mais de là à ne pas réfléchir à un système juste et équitable, il y a un pas que je ne peux pas accepter...
Je sais : dans un sens, je me mêle de ce qui ne me regarde pas... Mais ce reportage m'a choquée et je tenais à vous en parler...
Voilà, c'est tout... !!

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